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 Kery James - A l'ombre du Showbusiness

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YaYa'
CA Hustler
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MessageSujet: Kery James - A l'ombre du Showbusiness   Ven 25 Avr - 19:50

Voila pour commencer ce forum, voici la chronique du dernier album de Kery James.

C'était l'album le plus attendu, surtout après les deux titres entendus ! Beaucoup de palabres avant même la sortie de cet opus, beaucoup d'encensement, beaucoup de lynchage aussi (souvent injustifié et surprenant !). Il vaut mieux diviser que provoquer l'indifférence dirait certainement l'intéressé. Il y a de cela dix ans, Kery, avec Ideal J, signait certainement l'un des meilleurs albums de rap français : Le Combat Continue... Un Classique. Trois albums solos (Si c'était à refaire, Savoir et vivre ensemble, Ma vérité), quatre avec La Mafia K'1 Fry, et aujourd'hui : A l'Ombre du Showbusiness. Kery James fait depuis longtemps partie des meubles. Comme beaucoup de piliers, chacun de ses projets est guetté, redouté. Et ce dernier opus ne fait pas exception. Il est même, plus que ses précédents, attendu au tournant ! Pourquoi ? Parce que le rap se bouffe la queue, parce que trop de projets inondent les bacs sans vraiment marquer les esprits, parce que trop de clones apparaissent et parce que l'on attend beaucoup des anciens... à tort ou à raison d'ailleurs.

A l'Ombre du Showbusiness est donc enfin sorti. Il fallait pourtant attendre avant de réaliser cette
chronique. Car le jour même de cette sortie, nombreuses ont été les réactions. Après avoir lu d'indénombrables commentaires, réécouter chacun des titres, oublié l'impatience et l'excitation qui avait précédées l'écoute... l'heure est arrivée de livrer une impression d'ensemble personnelle et non définitive.

On part maintenant (quoiqu'on en dise, c'est devenu ainsi depuis la prolifération des projets insipides) du principe qu'un bon album de rap recèle trois à quatre titres corrects et une dizaine d'autres de bonne facture (et encore)... Avec cet opus, Kery James pulvérise simplement cette simple appellation dont beaucoup de Mcs se satisferaient. Il réussit l'union pure et simple du bonhomme qu'il était (Pour une poignée de dollars) et de l'homme qu'il est devenu (Ce «A» d'avilissant) au fil du temps. Tout au long d'un album abouti, il distille son flow si particulier sur des prods efficaces, sans délaisser ce pour quoi il a, un jour, saisi un micro : partager des idées, un vécu, des convictions... L'album commence sur un coup de semonce franc et violent. Le Combat Continue Part III. Déjà écouté une dizaine de fois avant la sortie de l'album. Le morceau fait toujours le même effet. Un appel à l'union nécessaire dans ce milieu où cohabitent de nombreux flics. "lui il fait ça, lui, il a dit ça..." L'un des messages les plus en accord avec l'époque dans laquelle on vit. Une petite claque au jaloux et les envieux !

Il en va de même pour l'excellent Banlieusards rendu mythique par un clip monumental de sobriété et d'intelligence (on en frissonne encore). Là où certains y voient de la démagogie mal placée, Kery James y voit un message martelé, mais encore trop peu usité par la jeune génération. Le créneau de cet éternel mélancolique n'a pas changé. Éviter cette complainte incessante dans laquelle s'enferment trop souvent les gens, qu'ils soient issus de la banlieue ou non. Ne pas être condamné à l'échec est certes un message simple. Mais c'est tellement plus facile de se dire condamné que de réagir... Dénoncer les failles d'un système est utile et salutaire. En revanche, emprunter le chemin du vice n'est peut-être pas la solution la plus adaptée afin de se construire et réagir face à certaines injustices.

Kery James poursuit donc ce qu'il avait entamé sur des titres comme 2 issues. L'Impasse vous rappelle un film De Brian De Palma. Voici L'Impasse version Kery 2008. Ni moraliste, ni paternaliste, le MC ne met pas en scène un gangster sur le chemin de la rédemption, mais un jeune, comme beaucoup d'autres, persuadé que les études ne lui permettront pas de rivaliser avec le chômage, les discriminations, l'exclusion... Un morceau porté par le simple charisme vocal de Kery. Une perle rapologique.

S'en suit le titre Ghetto featuring Jimmy Sissoko. Une soul pleine de sentiments pour un hymne au ghetto chaleureux. L'ambition transpire, même la rage apparaît malgré le calme relatif du morceau. Une prod efficace et sobre. Un morceau encore plein d'espérance. (certains y verront de la démagogie, de la naïveté... dommage)

Pleure en silence... Si seulement quelques Mcs le faisaient, il y aurait moins d'albums dans les bacs... «On se fait notre ciné, dans le vacarme de nos plaintes, il y a tant de gens qu'on n'entend même plus pleurer, tu sais on ne souffre pas qu'en banlieue, partout tu peux lire le même manque d'amour dans les yeux (...) la détresse n'a pas de couleurs...». Par ce simple titre, Kery James rappelle que chacun porte un fardeau qui lui est propre et que personne n'a le monopole de la souffrance... A un degré moindre, c'est une suite pour le mythique «Y a pas de couleurs...».

Foolek... D'accord, l'égotrip n'est pas le point fort de Kery James (personne n'est parfait) mais son flow et les changements de rythmes incorporés font largement oublier cette légère carence (car il y a tout de même de très bonnes phases... n'est déplaise aux jaloux). Quant à Black Vner, invité sur la track, ambiance l'ensemble de sa voix rauque et puissante... bien aidé il est vrai par la prod maléfique de Wealstar. Petit couac, plutôt sympa dans l'absolu, Kery place sur l'album (Vrai Peura) « les rappeurs lâchent le hip hop pour la Tecktonik». Savait-il que Black V serait l'instigateur du premier morceau mêlant rap et tck ?

Coup de coeur pour Encore. Peu me rejoindront, mais la sono poussée à l'extrême révèle toute la puissance de ce morceau. L'architecte sonore du précédent titre remet ça. Du High Level ! La voix de l'ex-Black Street, Chauncey Black adoucit la prod et laisse à Kery le soin de distiller quelques punchlines sévères.

Laisse-nous croire. Révélateur d'une nouvelle façon d'aborder les titres pour le MC. L'apparition régulière de refrains chantés. Kery n'en a pas pour autant retourné sa veste. Non, il ne baisse pas sa garde... Son rap a toujours été teinté de musicalité et la seule nouveauté se trouve peut-être dans cette omniprésence de chant. Mais s'il s'agit tout de même de Kayna Samet ! Ce n'est pas Etienne Daho ! Et une telle voix ne nuit en rien à l'image d'un rappeur. C'est une idée préconçue qui veut qu'un refrain chanté transforme le rap en une soupe pop du plus mauvais effet. Il faut évoluer... Kery James ne s'impose pas pour autant de barrières. Sa ligne directrice reste la même. L'espoir prédomine sur ce titre. Et à tous ceux qui balancent d'innommables remarques sur le fait que le message de Kery n'est pas novateur, je vous invite à aller écouter le morceau de Youssoupha... Éternel Recommencement.

Egotrips. Ce n'est définitivement pas son point fort. Quelques rimes faciles, mais une intensité qui laisse présager que si Kery poursuit ainsi sur quelques titres remplis d'égotrips... il pourrait définitivement faire très mal ! Petit regret de ne pas entendre davantage Dry sur le morceau...

Je m'écris... Un instant magique. Tout simplement beau. Kery partage avec Grand Corps Malade et Zaho un morceau touchant. Ils expliquent en trio le pourquoi de leur investissement dans cet art, le rap et l'écriture. Chroniqueurs, reporters, poètes... tant de facettes qu'ils revendiquent sans vanité.

Vrai Peura. Lourd et sévère. L'authenticité comme bannière et une hargne salvatrice sur un gros son signé Stromae. Déjà écouté avant la sortie de l'album, l'effet recherché est toujours présent... On bouge violemment la tête !

Après la pluie et Thug Love peuvent décevoir. Zap Mama pour le premier, Vitaa pour le second... Un peu guimauve sur l'ambiance. Timide peut-être. Moins accrocheur malgré ces douces voix et le message. Petit plus pour Thug Love. Touchant sujet et belle interprétation des deux protagonistes.

Chanson-histoire angoissante et Oscar du meilleur scénariste pour Kery James sur X et Y. Un titre qui se vit et s'apprécie comme une descente aux enfers mis sur pellicule par l'un des plus grands... À réécouter bon nombre de fois avant d'imaginer définitivement ce court métrage, que l'on espère très vite voir clippé !

Clôture avec A l'ombre du Showbusiness. Aznavour s'unit à Kery James et rappelle que les rappeurs sont les héritiers des poètes. Manier les mots afin de délivrer des messages, dénoncer... Un art noble partagé par ces deux artistes. Ce morceau pourrait également être le titre d'un film autobiographique sur Kery James. Malgré une carrière dont beaucoup serait fier, il n'a jamais écrasé les autres, épousé un mode de vie qui n'était pas le sien. Les erreurs peuvent arriver, mais si l'on réalise un bilan objectif sur sa carrière artistique, peu de faux pas sont à dénombrer.

Des évolutions, pas de virage. Avec cet opus, Kery James offre de nouvelles aspérités musicales. Plus de featurings, plus de chant, la même application dans ces textes, le même charisme... Il n'a pas tant changé que cela. En signant avec Kilomaître la réalisation d'A l'ombre du Showbusiness, il a opté pour une valeur sûre. Moins expérimental que son précédent album, destiné à toucher un public plus large (pas plus mauvais contrairement à ce que l'on veut bien nous faire croire), cet album peut également, par ses textes, parler aux anciens amateurs de rap. Avec des atouts commerciaux évidents, un contenu textuel toujours présent, des prods lourdes, ce projet s'annonce comme l'un des plus aboutis de l'année (pourtant elle ne vient que de commencer !). Même s'il y a encore de la place... il ne faut pas geler les sorties, au contraire, que l'on ai des objets de comparaison ! Un Classique ? Encore trop tôt ! Un classique n'est pas prémédité. Il ne l'est pas dès sa sortie, il le devient. On devra donc attendre avant de le classer dans cette catégorie. Le public jugera en âme et conscience.

by:http://www.rap2k.com/

(c'est un copier coller d'un site, mais je tiens à rappeler que si vous faites votre propre chronique c'est aussi bien, voir mieux Smile )


Dernière édition par YaYa' le Ven 25 Avr - 19:54, édité 1 fois
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YaYa'
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MessageSujet: Re: Kery James - A l'ombre du Showbusiness   Ven 25 Avr - 19:52

1 Le combat continue part III
2 En sang ble
3 L'impasse - Featuring Béné
4 Ghetto - Featuring J.mi Sissoko
5 Pleure en silence
6 Foolek featuring Black Vner
7 Banlieusards
8 Encore - Featuring Chauncey Black
9 Laisse-nous croire - Featuring Kayna Samet
10 Intro Egotripes
11 Egotripes - Featuring Dry (Mafia K'1 Fry)
12 Je m'écris - Featuring Grand Corps Malade & Zaho
13 Vrai Peura
14 Après la pluie - Featuring Zap Mama
15 X & Y
16 Thug love - Featuring Vitaa
17 A l'ombre du show business - Avec la participation de Charles Aznavour


Voila la Tracklist.
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M-SeiZe
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MessageSujet: Re: Kery James - A l'ombre du Showbusiness   Ven 25 Avr - 20:08

Merci bien ca décris parfaitement l'album , à la manière de rap2K par contre ... Very Happy
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YaYa'
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MessageSujet: Re: Kery James - A l'ombre du Showbusiness   Ven 25 Avr - 20:09

Oué disons qu'j'suis pas très doué pour le faire ! Smile
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MessageSujet: Re: Kery James - A l'ombre du Showbusiness   

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